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Mais comment ça marche ? En fait, le procédé est simple : les luminophores RVB sont remplacés par des pastilles colorées en CMJ. L'image écran, vu à la loupe, ressemble à une surface de points de trame comme sur un imprimé en offset (autre avantage : la simulation tramée à l'affichage permettant de déceler les effets de moiré) mais chaque point de trame est lumineux, comme en RVB. La différence avec la trame offset tient au fait que les points de l'écran ne varient pas en surface mais en intensité lumineuse. Une autre innovation : la matière qui constitue chaque point est organique. Elle est extraite des vers luisants, ce qui procure une très faible consommation en énergie, surtout dans une pièce sombre, et qui garantie le caractère écologique du procédé.

Et le Noir du CMJN, qu'en est-il ? Effectivement, il manque le N du CMJN. Alors là, les Coréens font encore très fort, il n'y a pas besoin du Noir car ils ont repris l'idée de Sony sur les tubes Trinitron : c'est le fond de l'écran qui est noir. C'est comme si on imprimait en couleurs sur du papier noir mais en négatif ! Génial.

Ce procédé est appliqué uniquement aux écrans graphiques, à l'exception des téléviseurs… bien sûr.

Cette information aussi exclusive qu'explosive m'a été communiquée par le correspondant aux Pays-Bas de KEE Consultants, réseau international composé d'ingénieurs expert en colorimétrie qui assurent la promotion et la mise en place des normes ISO dans les industries graphiques. Merci de nous avoir "éclairé" par cette info qui va faire couler beaucoup d'encre (CMJN).

Professeur Pixelus